Si la première version de cette expression était « fendre les cheveux en quatre », nul besoin d’être trop tatillon, ni méticuleux, ni excessif  mais voici quelques bases pour bien se les laver… les cheveux !

Mais avant de passer à la pratique, un petit rappel sur la structure du cheveu.  Au microscope, on distingue 3 couches concentriques :

Schéma de la structure du cheveu– la couche externe, la cuticule composée d’écailles empilées les unes sur les autres comme les tuiles d’un toit. Les écailles qui sont de minces plaques de kératine sont reliées entre elles par des substances huileuses, les céramides.
Si le cheveu présente une surface lisse c’est que les écailles sont « scellées » entre elles. Ainsi, le cheveu est préservé des agressions extérieures et garde son hydratation.
– ensuite le cortex, sorte d’écorce qui est la partie la plus robuste du cheveu, son corps.
– et au centre la moelle, comme un gros tuyau. Les cheveux très fins n’ont pas de moelle.

Pour colorer, friser, défriser ou lisser le cheveu il faut atteindre le corps du cheveu, et donc écarter les écailles. Le gonflement du cheveu pour ouvrir les écailles est obtenu par l’application de produit alcalins. La couleur ou le traitement peuvent ainsi accéder au cortex.  Après l’application du produit, il faut refermer les écailles pour  « emprisonner » et « protéger » le traitement (couleur ou autres), mais aussi pour retrouver une surface lisse. On comprend ainsi aisément la nécessité d’utiliser des shampoings spécifiques en cas de coloration ou autres actions.

Et maintenant,  la pratique telle qu’elle est enseignée en école de coiffure :

  • Avant le shampoing, prendre le temps de bien se brosser les cheveux pour éliminer la pollution, les résidus d’agents coiffants, la poussière. Et ce même pour les messieurs !
  • Puis, bien mouiller les cheveux. Poser une noisette de shampoing dans la paume de la main et la répartir sur les deux mains. Si la texture du produit est épaisse (comme c’est le cas des shampoings Hakawerk), travailler avec les mains humides pour diluer et préparer l’émulsion.
  • L’application du shampoing se fait avec la partie plate des doigts. L’idéal est de profiter du temps du shampoing pour masser le cuir chevelu. Le massage active le flux sanguin et permet à la racine (ou plus exactement au bulbe) d’être mieux irriguée. Comme le bulbe est à l’origine du nouveau cheveu, c’est dire l’importance de bien le stimuler. Le shampoing doit durer entre 3 et 5 minutes.
  • Si vous avez les cheveux longs, faire glisser la mousse sur la longueur, sans frictionner. Cette gestuelle est suffisante pour savonner et nettoyer la longueur. Nul besoin d’action énergique qui risque de nouer les cheveux et de compliquer le démêlage.
  • 1 ou 2 shampoings ? Si vous vous lavez la tête tous les jours, une application suffit. Si votre rythme est  de 3 à 4 jours,   préférer deux applications pour nettoyer le cuir chevelu en profondeur.
  • Rincer abondamment vos cheveux à l’eau tiède jusqu’à ce que le cheveu crisse sous le doigt signe qu’il n’y a plus de shampoing. Baisser la température de l’eau au fur et à mesure du rinçage pour finir à l’eau quasi froide et ainsi refermer les écailles du cheveu. Un rinçage à l’eau froide vous permettra  d’avoir des cheveux brillants et plus faciles à coiffer. En fonction de la qualité de votre eau, vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de vinaigre ou de citron à la dernière eau de rinçage (actions anticalcaires et adoucissantes).
  • Le séchage : tout d’abord « essorer » le cheveu en posant vos mains sur le crâne pour faire glisser l’eau. Puis poser une serviette sur la tête pour pré sécher le cheveu. Brosser, et si vous avez des  cheveux épais ou longs reprendre une serviette sèche pour un second essorage. Eviter de frictionner, vous abîmeriez les écailles. Au final, préférer un séchage naturel. Si vous utilisez un sèche cheveux, éviter les températures trop chaudes.
  • Les matières comme le bambou ou la microfibre absorbent entre 4 à 8 fois plus d’eau que le coton, ce peut être une bonne alternative au sèche cheveux.